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Communiqué de presse
le 07/09/2010L'U.ME.SPE./C.S.M.F. a constaté que la Ministre de la Santé continue sa politique de division des médecins spécialistes libéraux en organisant un groupe de travail chargé d'être en contact régulier avec les représentants des syndicats médicaux chargés des soins primaires. L'U.ME.SPE./C.S.M.F. a toujours dénoncé, depuis les Etats Généraux, à travers la Loi HPST, cette vision artificielle née d'une volonté politique aberrante. Tous les médecins spécialistes libéraux sont amenés à participer, en fonction de leur spécificité, aux soins primaires et il faut développer, au contraire, des pratiques coopératives entre les médecins spécialistes en médecine générale et les autres spécialistes d'organes ou de tranches d'âge, notre rôle essentiel est de travailler tous ensemble autour du patient. L'U.ME.SPE./C.S.M.F. considère que cette division artificielle est née d'une politique aberrante, menée depuis des années par la Direction des Hôpitaux et de l'Organisation des Soins (DHOS) puis, désormais, par la Direction Générale des Soins (DGS) qui a toujours méconnu les spécificités de la médecine libérale et a conduit, par ailleurs, les structures hospitalières publiques à l'état de faillite endémique en multipliant les strates administratives paralysantes et en compliquant le travail des soignants. L'U.ME.SPE./C.S.M.F. constate que, depuis 3 ans, malgré des déclarations officielles, il n'y a aucune écoute du Ministère de la Santé vis-à-vis de l'ensemble des médecins spécialistes libéraux. Pire, la Loi HPST apporte contraintes et mépris : la campagne de vaccination contre la grippe A étant un exemple parfait de ce double langage. L'U.ME.SPE./C.S.M.F. ne participera pas à cette mascarade et ne s'étonne pas que la FMF, qui a soutenu la Loi HPST et ses contraintes pour la médecine libérale, continue à être séduite par les ors de la République et les discours lénifiants de la Ministre.
le 03/09/2010L'U.ME.SPE./C.S.M.F. a lu, avec étonnement, sous la plume du Dr. LEICHER, président de MG France, le message suivant, reprochant à la C.S.M.F. : « une CCAM dévoyée, au final et parce que les mandants majoritaires de la C.S.M.F. sont plutôt cardiologues, gastroentérologues, radiologues, 7 500 codes ubuesques permettant d'orienter professionnellement la revalorisation de certaines spécialités ». Cette déclaration va à l'encontre des présentations habituellement documentées et sérieuses du syndicat MG France. L'U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle que, dans la mise en place de la CCAM technique, la hiérarchisation, issue des experts nommés par les sociétés savantes, a été scrupuleusement respectée. L'action que nous avons menée a constitué essentiellement à sa mise en place, par étape, avec un financement des caisses d'Assurance Maladie pour éviter les effets pervers d'un concept budgétaire initial d'enveloppe fermée qui aurait conduit à des spécialités perdantes ou à des actes perdants dans toutes les spécialités. L'U.ME.SPE./C.S.M.F. souligne que les spécialités les plus revalorisées par la CCAM technique sont celles des plateaux techniques lourds : plus 25 % en 2005 pour les chirurgiens secteur 1, augmentation importante des revenus des médecins anesthésistes réanimateurs (CCAM plus paiement des astreintes et des gardes), revalorisation des actes techniques, pour toutes les spécialités, justifiée par la hiérarchisation initiale. L'U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle, également, que c'est grâce à notre action que nous avons évité la dévalorisation d'actes comme l'anesthésie péridurale dans le cadre de l'accouchement ou, pour les obstétriciens, de la valeur de l'accouchement des femmes multipares. Nous sommes bien loin des affirmations du président de MG France qui, par ailleurs, à travers la loi BACHELOT, avec ses alliés de la FMF et du Bloc, a soutenu les baisses tarifaires pour certaines catégories de médecins libéraux sans que celles-ci bénéficient aux médecins spécialistes en médecine générale. L'U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle également au président de MG France que, depuis 1997, à l'issue du Plan Juppé, un syndicat mono catégoriel de chirurgiens a été reconnu. Par ailleurs, nous nous étonnons de sa sollicitude vis-à-vis de cette catégorie professionnelle pour laquelle MG France a multiplié, à plusieurs reprises, les critiques notamment dans la problématique du dépassement d'honoraires. L'U.ME.SPE./C.S.M.F. souhaite que la campagne pour les élections aux URPS reste digne et ne conduise pas à de fausses inquiétudes ou à une désinformation néfaste pour l'ensemble des praticiens libéraux. Nous sommes pour l'union de tous les médecins libéraux, contrairement à la Loi BACHELOT et à ceux qui l'ont soutenue qui prônent des divisions archaïques et néfastes pour la profession. |
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